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Kervens

KERVENS

K comme Kando, l'inspiration du coeur et de l'esprit
E comme Encore, j'ai soif de tout
R comme Radieux, comme le soleil
V comme Voilà, je suis là
E comme Excellent, c'est moi
N comme Nous, sommes ensembles
S comme Sourire, le mien fait sourir mes parents

Maman, pourquoi tu es blanche et moi noir?
Car, moi je suis ta maman de coeur et que ta maman de ventre est noire.
Mardi 17 janvier 2 17 /01 /Jan 16:04
Mon Pays d'origine est Haïti. D'une superficie de quelque 27500 Km2 Haïti se partage l'ile D'Ispagnola avec la République Dominicaine. Et oui, au coeur des Antilles, cette île fut appelé la perle des Antilles. Aujourd'hui, après plus de 200 ans d'oubli, celui-ci se trouve dans un état particulièrement dégradé, écologiquement, économiquement. Haïti est sans doute un des plus pauvres Pays des Amériques du sud. Beaucoup de dégats occasionnés par la coupe des arbres pour le charbon de bois. Il ne reste que 1,5% de surface boisée. Si rien est fait dans les 50 prochaines années, la vie sur cette partie de l'île n'y sera plus possible. Il existe quelque sites à voir afin que vous puissiez vous faire une idée de la gravité de la situation. Dans le dossier photos d'Haïti, j'y met des photos que mes parents ont fait lors de leur séjour en Avril 2004.
Par André SAINTY - Publié dans : kervens
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Dimanche 15 janvier 7 15 /01 /Jan 14:21
Ici, nous metterons à jour, chaque fois que nous le jugerons necessaire, les évènements concernant notre deuxième adoption. Cela permettra peut-être de servir à d'autres. Donc, cette rubrique va évoluer régulièrement. Aujourd'hui 15 Janvier 2006: Sommes dans l'attente de notre deuxième agrément dont le passage en commission est prévu le 17 Janvier 2006. Vivement dans deux dodos...

23/01/2006: Nous avons reçu ce jour en A.R. notre agrément, chouette je vais avoir une petite soeur dit Kiki. C'est parti
Par André SAINTY - Publié dans : kervens
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Dimanche 15 janvier 7 15 /01 /Jan 13:33
André 43 ans et Laurence 42 ans. Habitons une petite commune de meurthe et Moselle, Charey. Y sommes installés depuis une petite dizaine d'années et y sommes très bien. Nous avons décidé de créer ce blog pour faire partager notre expérience de parents adoptants. Kervens est arrivé en Avril 2004 à l'age de 4 ans et 3 mois. Il aura 6 ans le 22 Janvier 2006. Donc, pour ceux qui le souhaitent bonne découverte du blog de Kervens et de la famille Sainty. Au fait, nous avons mis le deuxième en route, c'est trop bien. André, Lolo et Kiki.
Par André SAINTY - Publié dans : kervens
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Samedi 14 janvier 6 14 /01 /Jan 15:03
L'adoption, un voyage qui dure!

Nous devions partir le 24 Décembre 2003. Réservation était faite des billets d'avions. Deux jours avant, coup de théâtre, I. nous informe de reporter le départ, le passeport ne sera pas au rendez-vous.
Nˆayant rien prévu pour ce Noël où habituellement nous nous retrouvons à une trentaine chaque année, et bien le réveillon sˆest déroulé en trois étapes.
a) A neuf heures nous faisons, Lolo et moi glisser 3 huîtres.
b) Neuf heures trente, le pâté.
c) Dix heures, tout le monde au lit.
Allez, une nouvelle date est fixée; ce sera le 22 Janvier 2004.
Nous préparons à nouveau notre départ, nous organisons notre absence professionnelle, et à nouveau, cinq jours avant : annulé !
Bon, cette fois-ci, le 24 Février 2004 est fixé. Ce mois d'attente se montre très long, d'autant que les évènements en Haïti, comme chacun sait, commencent à prendre mauvaise tournure. Aux dernières informations d'I., celle-ci nous dit que la demande du passeport de Kervens à été déposée et que dès notre arrivée nous pourrions récupérer le précieux " Sésame ". Donc, cette fois-ci, nous décidons de partir et à notre arrivée, la veille à Paris (eh oui, trop peur de rater l'avion), nous comprenons que les tensions en Haïti s'aggravent. Nous nous posons une dernière fois la question, part, part pas, nous partons. (Et ce, bien que nous ayons reçu un courriel de Madame C. à l'hôtel nous demandant de reporter notre arrivée). A l'escale de Pointe-à-Pitre, nous nous renseignons sur l'évolution de la crise en Haïti et là, les différentes informations que nous recueillons nous obligent à en convenir, il faut reporter notre arrivée en Haïti. Ok, mais nous ne pouvons nous résigner à reprendre l'avion dans l'autre sens ; étant à une heure d'avion de Kervens, nous décidons de rester en Guadeloupe.
Mais, combien de temps? Le boulot ! La maison !Les chiens et tout le reste, comme tout le monde quoi! Nous avons un très vieil ami en Guadeloupe. Nous l'appelons et, un quart d'heure plus tard,  il nous rejoint à l'aéroport de Pointe-à-Pitre. Ni notre ami, ni nous même à ce moment là ne le savons pas, nous allons vivre ensemble six semaines ! Encore merci à lui, car sans lui, nous n'aurions pas réussi à attendre aussi longtemps. Vous imaginez, six semaines dans une chambre d'hôtel, alors vous allez nous dire, oui, mais la Guadeloupe, le soleil, la mer... et bien, non ! Rien !La seule fois où nous sommes allés à la plage, c'est au retour d'Haïti, avec " Kiki ", tous ses copains l'appellent comme cela. Donc de Kervens, nous sommes passés à Kiki. Donc encore merci à notre ami, car nous pouvons tous imaginer de voir des gens débarquer chez nous pour on ne sait combien de temps, chambouler nos habitudes et quelque part nous imposer dans sa petite vie, certes particulière, et là ( Christian CURNIER pourra en témoigner) mais bon ce n'est pas évident.
Les jours passent, les nuits aussi..., Euronews jour et nuit, les infos en continu. C'est de pis en pire.  Les affrontements s'amplifient, des blessés, des morts tous les jours, les bagarres arrivent jusqu'à Pétionville, voire des gens se réfugient à la crêche d'I., notre crêche, les enfants? Danger ? pas danger ? nous téléphonons tous les jours, parvenons à joindre E. ou I. de temps en temps. Sur les conseils d'I., nous décidons d'attendre encore en Guadeloupe. Une semaine se passe, Aristide est parti (ou enlevé, autre débat), mais là, alors que notre passeport devait sortir, plus aucune administration ne fonctionnait. Nous attendrons comme cela cinq semaines, qu'un semblant d'ordre revienne, que l'administration se réorganise.
Nous nous occupons comme nous pouvons. Après avoir réorganisé la maison de notre ami, celui-ci étant célibataire, nous avons eu de quoi nous occuper, tapisserie, dressing, tuyauterie, soudure etc... et notre ami ayant une société de location de sonorisation, chargé des camions de sonorisations et pour finir lui refaire sa comptabilité sur trois ans ( et oui, c'est la Guada! ) cela nous permet d'attendre. Attendre, encore et toujours· Cela nous permit aussi  au cours de ces semaines, de connaître des gens en Guadeloupe charmants et, entre autre de rencontrer T., grand ami d'I., Président de l'association têtkolé qui oeuvre au profit des Haïtiens. Dans les premiers temps de notre séjour en Guadeloupe nous avions appris que le dépôt où I. entreposait les stocks de nourritures avait été pillé aux moments les plus chauds des évènements. C'est là qu'était née notre première action, à savoir, faire parvenir des vivres pour pallier en urgence aux manques.
Lolo et moi avions convenu d'un budget possible, qui explosa de par la générosité du groupe. Nous passons ici le détail de ce qui a été envoyé, celui-ci a fait l'objet d'un message sur le groupe. Nous pouvons vous assurer de notre émotion lorsque N. nous a informé au final, de la somme qui avait été rassemblée en aussi peu de temps. Le deuxième envoi fut composé de différents dons de l'association de T.. Là aussi, merci à notre ami qui nous a prêté son véhicule pour traverser la Guadeloupe afin de rassembler tous les cartons à expédier. Les Guadeloupéens sont gentils, mais question organisation, spécial...N'est-ce pas N.? Je sais ce que tu vas dire, je suis Martiniquaise, mais oui, mais oui, c'est pareil, c'est toujours les Antilles. Au fait, nos enfants aussi sont des Antilles... Bon, et bien tant pis, nous apprendrons à marcher moins vite... En lisant, vous devez vous dire, alors ? Haïti ? les enfants ? Kervens ? on y vient? Eh bien oui, mais six semaines, c'est long. Quatrième, cinquième semaine le doute s'amplifiant quant à l'obtention de ce fameux passeport, nous  ne passons pas loin de la décision de rentrer. Mais après avoir vu passer C. en aller-retour avec Wilder dans les bras, quelques appels téléphoniques aux parents déjà rentrés d'Haïti, nous finissons par décider d'attendre encore. Puisque que I. dit d'attendre, alors attendons. Et, finalement la nouvelle tombe un jeudi soir. E. nous annonce qu'elle a réussi à sortir ce satané passeport. Enfin, en voiture à ce moment nous avons été obligés de nous arrêter, ne pouvant plus conduire (je devais avoir une saleté dans l'oeil où un truc comme cela)...
Le samedi suivant, nous prenons l'avion pour Port-au-Prince vers 17h00.
Nous enregistrons nos bagages vers 14h00, (le meilleur moyen d'être à l'heure, c'est d'être en avance) et nous patientons ,fébriles, dans l'aéroport. Evidemment, tout à coup les hauts parleurs annoncent que les SAINTY doivent se présenter au poste de sécurité. A ce moment, je me mets à flipper. Eh oui, je repense au petit colis de T. pour I. que nous avons récupéré juste avant d'arriver à l'aéroport, colis devant contenir de la morue séchée faite par Madame T., la morue préférée d'I. Nous avions glissé le petit colis dans nos bagages rapidement et pensant aux règles de sécurité élémentaires que vous indiquent toute compagnies aérienne ( n'acceptez jamais de transporter des colis dont vous ne connaissez pas le contenu...) de plus, l'emballage papier marron, bien scotché, scotch marron bref, vous voyez ce à quoi je pense, pourvu que cela n'en soit pas.
Nous avons pris l'avion, c'était bien de la morue séchée, flairée par les chiens.
Nous arrivons sur le tarmac de l'aéroport de Port-au-Prince, il fait quasiment nuit. Une chaleur quelque peu écrasante nous tombe dessus. Nous arrivons jusqu'à la douane, passons celle-ci et récupération des bagages. Lolo se charge d'aller chercher un chariot et moi jˆ'intercepte nos bagages sur le tapis roulant. J'observe de loin ma Lolo qui discute ferme avec plusieurs hommes et manifestement l'obtention du chariot n'est pas évidente. Mais oui, Il faut le petit ticket payant qui permet de prendre le petit chariot ! Avec un petit dollar cela s'arrange ! Nous chargeons nos bagages sur notre petit chariot et nous dirigeons ou essayons de nous diriger vers la sortie en conservant notre petit chariot. Le sport commence là. Alors que nous approchons de la sortie, nous sommes interpellés par un Monsieur qui nous demande de le suivre. Pourquoi? Pas d'uniforme? bon, suivons et un peu plus tard comprenons que nous allons devoir ouvrir les bagages pour une fouille dans les règles.
A ce moment précis, une voix, c'est notre I. qui parvient à se faufiler un chemin, nous rejoint en compagnie de notre Kervens qui fait plein de gros bisous à Lolo, puis me saute dans les bras et me serre avec force. L'émotion est à son comble ! Il ne me lâchera qu'une fois à l'hôtel. Tout en nous acheminant jusqu'à la voiture d'I. avec mon Kervens dans les bras, je scrute autour de nous nos bagages qui ont été pris en charge par des gens, choisis par I., ce que j'ignorais à ce moment et me demandais si nous allions les retrouver. Mais bon, j'avais le colis le plus important, notre Kiki et vu la force avec laquelle il me serrait, pas de doute, personne ne pourrait me l'arracher. Nous arrivons à la voiture, un gros 4*4 un peu usé il faut bien en convenir. A l'intérieur nous attendait la petite L. avec sa maman. Enfin nous démarrons et nous voilà en direction de l'hôtel, il fait nuit, les voitures descendent de partout, klaxon, je double, tu doubles, nous doublons, bref un style de conduite qui ne nous est pas commun pour le moins. Une odeur nous monte au nez : Pétrole, essence, fumée, un mélange assez détonant, surprenant. Lorsque nous pensons à nos soi-disant pics de pollution en France et que nous en voyons sortir leurs masques pour se protéger, alors là...
A "  Doux Séjour ", notre hôtel, nous allons faire la connaissance d'E. et E., V. et S., V., V., M.. Des gens charmants et dans lecontexte de l'hôtel " Doux-Séjour ", tous les enfants ont pu jouer ensemble. Cet hôtel nous a bienplu, bon, certes discutable pour ce qui est de la propreté, du bruit, mais nous n'étions  pas à la recherche du luxe. Petite information,  pour ce qui est de la sécurité ce n'est pas le top. Les gardes-corps y en a, y en a pas, des trous avec des réserves d'eau sans protection aucune (sur l'arrière) et j'en passe. Juste à côté de l'hôtel, petit restaurant sympathique, tout le monde l'a déjà dit, très long pour le service, mais, nous avions trouvé une bonne formule qui consistait à commander le repas des enfants vers 17h30, comme cela ils pouvaient dîner à une heure raisonnable et ne pas s'endormir la tête dans les pâtes. Ne m'étant jamais habitué au décalage horaire, je me levais tous les jours vers 5h00. Depuis la terrasse de l'hôtel, vue sur la petite rue devant, qui dès 5h30 commence à s'animer. Les gens commencent tôt. Vraiment tôt. Les enfants ne tardent pas et sont tous propres comme des sous neufs. Ils vont à l'école. Notre premier réveil avec notre Kiki, direction la douche. Pas d'eau Chaude ! Pour lui, pas de problème, il adore cela. Il fonce sous l'eau et se frotte vigoureusement le corps. Retenez la technique, cela fonctionne, tout du moins une impression de chaud vous traverse. Ensuite petit déjeuner. Nous faisons donc la connaissance de J., charmante. Ne lui demandez pas de ne pas mettre de glaçons. Elle vous dit, d'accord et vous apporte votre jus d'orange avec demi-million d'euros de glaçons. Tous les jours. Pas de glaçons, merci et hop, il y a un pot de fleur dans le coin à droite. Le dimanche, nous avons été avec I. dans un hôtel avec piscine ou nous avons pu nous baigner, au plus grand ravissement des enfants. Elle nous a offert le déjeuner et avons passé une après-midi fort agréable.
Le lundi, épisode de la visite de l'ambassade et la rencontre de Madame C., qui ne nous a pas fait trop de misères, si ce n'est sa petite remarque sur le fait que nous demandions un passeport avec possibilité de sortir en Guadeloupe avec Kiki.
Ensuite les jours se sont écoulés doucement, les enfants nous aidant à passer ces longues journées. Quelques bêtises, quelques crises voire des crises comme je n'avais jamais eu l'occasion de voir de la part d'un enfant. En tous les cas, Kiki nous en a fait quelques unes, Stéphane, Véronique et tout le monde peut en témoigner. Notre Kiki, champion du monde ! Aujourd'hui celles-ci n'existent plus, quasiment. La petite visite à la crêche, à l'orphelinat, avons là vécu des moments très forts, nous n'arrivons pas encore à les expliquer, vous verrez.
Un petit tour également en dehors de Port-au-Prince où nous avons pu rencontrer des gens charmants, vivant de ce qu'ils plantent avec tellement peu de moyens que l'on se demande si l'on ne rêve pas. Pour avoir un tel courage, ce peuple finira par s'en sortir. En tous les cas, nous l'espérons. Le retour approche. I. nous véhicule jusqu'à l'aéroport.
C'est reparti. Cette espèce de cohue, I. négocie avec les porteurs de bagages. Ils sont très nombreux à vouloir s'occuper de nos bagages et seulement deux seront retenus. Les esprits s'échauffent, mais, I. finit par se faire entendre et nous pénétrons  dans l'aéroport.
Elle nous guide dans toutes les démarches et, heureusement, car l'organisation est pour le moins difficile à comprendre. Nous arrivons à l'au'revoir la photo, les bisous de Kiki à I. et passons en salle d'embarquement. Petite anicroche avec une personne soi-disant de l'IBESR qui nous demande de lui présenter les documents d'adoption, notamment des photocopies et le consentement éclairé. Là dessus, je regarde l'homme avec une éttiquette en pendentif et dis à Lolo de laisser tomber. Là, le Monsieur pas content, il me regarde, je le regarde, Lolo lui répète que nous n'avons pas de photocopies et finalement celui-ci nous dit, OK. A l'heure d'aujourd'hui, je ne sais toujours pas s'il était honnête ou pas, celui-là. Bon, ouf, plus qu'à attendre notre avion.
Kiki s'endort en salle d'embarquement, rate le décollage de l'avion et se réveille à une demi-heure de notre arrivée sur Pointe-à-Pitre. Et là, je vous le donne en mille, il nous fait la méga-colère comme seul lui sait les faire. Nous avons passé la douane avec notre Kiki qui hurlait toujours, à tel point que même le douanier nous regardait de travers. Et puis, tout à coup, terminé. Il faut préciser aussi que dans ces moments là, il bave· Mais alors, une fontaine ! Une petite dame nous suivait à l'aéroport et a même glissé dans la bave de notre Kiki, un torrent je vous dis.
Donc, à nouveau sur le sol français, deux jours en Guadeloupe afin de le présenter à notre ami et à tous les autres dont nous avions fait connaissance tout au long de notre séjour forcé. Ayant eu la chance de vivre la Guadeloupe de l'intérieur et non comme des touristes, nous avons effectivement rencontré des gens qui avaient pris part à notre aventure et c'est pour cela que nous avions décidé de nous arrêter à notre retour pour leur présenter Kiki. (A noter, qu'eux aussi ont participé aux envois de colis). De toute façon, nous nˆétions plus à deux jours près.
Nous reprenons l'avion le dimanche soir, comme prévu, nous retrouvons Stéphane, Véro et Taïna en transit. Belle séance de retrouvailles entre Taïna et Kiki. Embarquement et cette fois, Kiki ne dort pas, assiste au décollage, s'éclate, puis casse une croûte et hop, part dans les bras de Morphée. Nous avions la chance d'avoir une classe " alysée " ( ce n'est pas beaucoup plus cher et cˆest vraiment mieux) et de plus, les premiers sièges, donc personne devant nous. Nous l'avons couché au sol, bien aménagé et il ne s'est réveillé qu'à Paris. Du moins, nous l'avons réveillé. Si, si, re-belotte super Kiki nous refait le concert. Obligé dans ces cas là de le porter. Il nous fait un petit vingt kilos quand même ! La chance est avec nous, nous débarquons en même temps quˆun autre avion, ce qui fait que nous nous retrouvons à 8 où 900 personnes à la douane pour deux douaniers. Nous faisons la queue, Kiki hurlant, se débattant, bavant et pour moi, le sentiment que ces vingt kilos se transforment en quarante. Bref, impossible de le calmer et à son poids maintenant sˆajoute celui du regard des gens tout autour de nous. Cela faisait peser une lourde ambiance et nous vous laissons imaginer nos pensées. Finalement, les sept cent quatre vingt dix neuf autres passagers sˆécartent pour nous laisser passer, plus personne ne supportant. Nous passons la douane et, comme par enchantement, la super crise se termine. Ce fût très certainement la plus grosse. Là encore, Stéphane et Véro peuvent le confirmer. Nous sortons de lˆespace voyageur et, surprise quelques membres de notre famille nous accueillent, nos amis de toujours Nadine et Jeannot( parrain de Kiki)  et la grand-mère paternelle, soixante dix huit ans, qui pour information habite Rochefort, rien ne lˆarrête ! Le temps de bavarder un peu, café, croissants et nous prenons la route pour Metz avec parrain. Kiki a dormi pendant tout le trajet, arrivée chez nous, il fait connaissance avec nos deux chiens (boxer). Ce fut terrible, les chiens ne doivent pas trop faire partie de leur environnement. Toutefois deux, trois jours plus tard, Kiki avait dompté les deux toutous, qui ont bien compris que désormais, le chef à la maison, cˆest Kiki.
Le lendemain, petit tour au boulot, quand même, et là, toute notre équipe nous attendait, ballons, confettis...  Nous sortons un peu du contexte de notre récit, mais jˆen profite pour remercier tous nos collaborateurs qui ont assuré et ont fait tourner la boîte pendant toute notre absence.
Notre retour date maintenant de plus dˆun mois, nous avons réussi à trouver un rythme, il mˆarrive de temps en temps, je lˆavoue, de repenser à nos vingt deux ans de vie commune avec Lolo. En deux bons égoïstes, pour sûr. Nos petites habitudes dans le placard et nous découvrons notre nouvelle vie.
Cette très belle nouvelle vie. Celles et ceux qui comme nous se sont engagés dans cette aventure de lˆadoption et pour beaucoup de notre groupe, ne sont maintenant plus quˆà quelques encablures du finish, votre patience sera récompensée, nous en sommes certains aujourdˆhui. Merci à tous pour votre soutien, merci à ce groupe, une pensée toute particulière pour Nathalie. A vous tous, bravo. Vous avez fait le bon choix.
Amicalement à toutes et tous,
André, Lolo, Kiki.

p.s. paroles d'une chanson de Brel, pour tous.

Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
Un enfant
Avec un peu de chance
Ça entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n'en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ça s'endort de l'or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver
Un enfant
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant
C'est le dernier poète
D'un monde qui s'entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s'inquiète d'une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu'il n'y a plus de fées
Mais un enfant
Et nous fuyons l'enfance
Un enfant
Et nous voilà passants
Un enfant
Et nous voilà patience
Un enfant
Et nous voilà passés.
Par André SAINTY - Publié dans : kervens
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Samedi 14 janvier 6 14 /01 /Jan 15:01
Dans mon album copains/copines, vous trouverez les photos de quelques uns de mes ami(e)s. Vous y verrez beaucoup d'ami(e)s qui comme moi viennent d'Haïti, du même orphelinat que moi, avec qui j'ai passer de nombreux mois et qui sont un peu mes frères et soeurs. Alors nos parents ont eu la bonne idée de continuer à rencontrer d'autres parents ayant adoptés un où plusieurs enfants comme moi. C'est très sympa et nous pouvons faire plein de bétises dans ces moments là...
Par André SAINTY - Publié dans : kervens
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